Tout doit disparaître. Au siège saxon de Qimonda, c'est la grande braderie. Depuis que le fabricant allemand de mémoires pour ordinateur a déposé son bilan en janvier dernier, tous les moyens sont bons pour récupérer de l'argent. Ordinateurs, meubles de bureau, la vente est un tel succès qu'elle doit être poursuivie jusqu'à Noël, a annoncé l'administrateur judiciaire.
Avec la crise financière, c'est toute la filière de microélectronique allemande qui est menacée de faillite. Pourtant, la « Silicon Saxony » était depuis la chute du Mur la fierté de l'Est. C'est en effet à Leipzig qu'au XVIIe siècle Leibniz a travaillé sur le calcul différentiel et intégral et inventé une machine à calculer, ouvrant la voie à l'informatique. Avant la guerre, la Saxe est en pointe sur la fabrication de postes de radio et de machines à écrire. C'est encore à Dresde que s'installe le conglomérat est-allemand de microélectronique Robotron. Erich Honecker, qui s'est pris dans les années 1980 de passion pour l'informatique, décide d'en faire le fer de lance de l'expansion économique de la RDA ; mais incapable d'innover, ces grands projets, extrêmement coûteux en investissement, se transforment en ruine pour le pays.
Après la chute du Mur, les grandes entreprises de l'Ouest comme Bayer s'intéressent néanmoins à la région et à sa tradition électronique. Avec l'aide des crédits allemands et européens, des entreprises comme Qimonda, AMD, Siltronics naissent de l'éclatement des conglomérats. En tout, ce sont 1 200 entreprises spécialisées dans le secteur qui faisaient travailler 44 000 personnes jusqu'au début de 2009. Le grand salon européen Semicon se tient depuis cette année à Dresde, et une puce européenne sur deux est fabriquée en Saxe.
Les conséquences de la crise financière sont donc particulièrement douloureuses. C'est toute la région qui a joué le jeu des nouvelles technologies, avec des cursus spécialisés dans les universités, des formations en sciences appliquées et des instituts de recherche. Mais la concurrence asiatique et les subventions accordées par le gouvernement chinois sur son sol rendent l'ex-Allemagne de l'Est beaucoup moins concurrentielle. Et la liquidation de Qimonda pourrait n'être que le prélude au déclin de la « Silicon Saxony ».
une réunion extraordinaire du Comité d'entreprise se tiendra
le jeudi 12 novembre 2009 à 14h00.
Ordre du jour :
Information du CE sur le projet de reprise d'Altis.
IBM quitte la tour Descartes où elle était installé depuis de nombreuses années pour emménager dans son siège social d'IBM de la Défense à Bois-Colombes. Le site,
constitué de 5 bâtiments accueillira 4000 collaborateurs d'IBM. L'architecture des bâtiments a été conçue pour réduire au maximum l'empreinte environnementale du site.
Ce nouvel environnement qui donne une large place à l'espace et à la lumière ouvre également la voie à une nouvelle démarche de proximité entre collaborateurs et clients.
Une nouvelle vie en vidéos :
1er épisode : Des partis pris architecturaux pour un bâtiment plus intelligent
http://www.youtube.com/watch?v=G1mLIclFrBM&feature=related
2e épisode : IBM, le nouveau siège social : l'emménagement
http://www.youtube.com/watch?v=3HpkmygZ4jI
Infineon Technologies et TSMC viennent d’étendre leur accord de développement et de production à la mise au point d’une technologie de mémoire flash embarquée 65nm. Cette technologie sera utilisée dans de futurs microcontrôleurs pour automobiles et cartes à puce de l’Allemand, circuits qui seront fabriqués en fonderie par le Taïwanais.
La production de microcontrôleurs sécurisés est prévue pour le second semestre 2012 et celle de circuits automobiles pour la première moitié de 2013.
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