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| 13/10/2010 | Catégories professionnelles "DIRECT INDIRECT" | |||||||
| postes supprimés | ||||||||
| ORGANISATIONS | ENTITE | CATEGORIE PROFESSIONNELLE | O/ETAM DIRECT | OETAM INDIRECT | LETTRE INTENTION | DEMANDE ADHESION ACCEPTEE | ||
| OPERATIONS | ENGINEERING | technicien métrologie | 2 | 3 | 2 | |||
| technicien process | 1 | 5 | 5 | 4 | ||||
| technicien failure analysis labo | 0 | 8 | 5 | 2 | ||||
| OPERATIONS FONCTIONS SUPPORT | ENGINEERING MIS ACHATS | agent administratif | 1 | 2 | 2 | |||
| 1 | 1 | |||||||
| 1 | 1 | |||||||
| TOTAL | 4 | 20 | 8 | 3 indirects/5 directs | ||||
| postes fermés | ||||||||
Une réunion extraordinaire du comité d'entreprise se tiendra le lundi 11 octobre 2010.
Ordre du jour :
Présentation du rapport de l'expert mandaté par le CE sur le Livre I et le Livre II
dans le cadre de l' Information sur le projet de réorganisation et de compression d’effectifs de la société Altis Semiconductor, ainsi que sur le Plan de sauvegarde de l’emploi.
Usinenouvelle.com , 16 septembre 2010
La préparation du plan social portant sur la suppression quelque 400 emplois sur les 1 300 de la société Altis Semiconductor provoque des remous au sein de l’entreprise de Corbeil-Essonnes (Essonne) qui vient d’être cédée par IBM et Infineon à Yazid Sabeg.
« Il y a un peu d’agitation dans l’usine car des salariés se demandent pourquoi leur poste est supprimé alors qu’il y a six mois, ils n’envisageaient pas du
tout être concernés par le PSE », note Frédéric Brunier, secretaire du Comité d’Entreprise.
Les représentants du personnel ont connaissance depuis fin août du détail des 354 postes restant à supprimer et le comité d’entreprise a mandaté son cabinet
d’expertise pour en analyser la légalité.
« Il faut s’assurer que la cartographie des suppressions a bien été établie de manière objective et en fonction des impératifs économiques et non pas pour des critères personnels comme le craignent certains salariés de même que les organisations syndicales », précise Frédéric Brunier.
Une phase de volontariat a été ouverte, mais le nombre de candidats au départ pourrait de ne pas suffire pour éviter les licenciements. « Il y a des catégories professionnelles où le plein est déjà fait et d’autres pas. Mais le plan vient de s’ouvrir et reste ouvert jusqu’au mois de décembre. On craint, toutefois, qu’il n’y ait pas assez de départs volontaires », indique encore Frédéric Brunier.
En Ile-de-France, Patrick Désavie
Mais où est passé Yazid Sabeg ? L’homme d’affaires et haut-commissaire à la diversité, qui a officiellement racheté, il y a un mois jour pour jour, l’usine Altis située à Corbeil et au Coudray-Montceaux, n’a pas été vu sur le site depuis… le 1er juillet. L’ami du maire UMP de Corbeil, Jean-Pierre Bechter, et du sénateur UMP Serge Dassault, avait accueilli ce jour-là le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi.
Mais depuis, pas de nouvelles.
Les chalands de la Foire de Corbeil ont pu l’apercevoir lors de son inauguration au côté de Serge Dassault, candidat à la mairie en cas de nouvelles élections. Mais pas les 1300 salariés de l’usine. De quoi alimenter un peu plus les interrogations sur le projet de
reprise dans les couloirs de l’entreprise spécialisée dans les puces électroniques et l’envie, pour les salariés, de quitter le navire.
Il manque toujours 50 M€
Lors de l’annonce du rachat aux actionnaires IBM et Infinéon pour un euro symbolique, Yazid Sabeg avait laissé entendre qu’il prendrait la tête du conseil
d’administration mais laisserait la gestion à l’actuel directeur, Jean-Paul Beisson. Mais le nouveau patron d’Altis International n’a même pas de bureau. « C’est inquiétant de le voir si peu
impliqué », confie un salarié.
« Je vais être appelé à venir plus souvent, assure l’homme d’affaires aux multiples casquettes. Je vais avoir un bureau. Mais le management est toujours là et
n’a pas changé. » Dans l’ombre, l’homme de pouvoir, nommé haut-commissaire par Nicolas Sarkozy, assure s’activer pour Altis. D’ici à la fin du mois, il compte faire des annonces sur les
nouveaux clients, sur la technologie en développement ou les derniers partenaires financiers.
« On est complètement sortis des deux ans de flottement qu’a connus Altis, martèle Yazid Sabeg. Maintenant, nous allons faire de cette entreprise ce qu’elle
aurait toujours dû être. » Sauf que le tour de table financier pour la recapitalisation de l’usine n’est toujours pas bouclé.
En dehors des 40 M€ apportés par Yazid Sabeg, des emprunts garantis et des 83 M€ laissés par les ex-actionnaires, il manque encore 50 M€. C’est bien
ce dernier point qui inquiète le plus les partenaires sociaux. En juillet, ils avaient d’ailleurs rejeté le plan de reprise, jugé trop périlleux.
« On est toujours dans le flou, déplore Emmanuel Lhuillier, de la CFTC. On nous parle juste de fonds d’investissement internationaux. » Lesquels? Après
les pistes russe, qatarie, nord-africaine, le patron d’Altis garde le silence. Le fonds stratégique d’investissement (FSI), émanation des pouvoirs publics pour soutenir l’activité d’entreprises
phares du pays, n’a toujours pas accordé les 20 M€ nécessaires. « C’est une question de calendrier, promet Yazid Sabeg. Mais je n’ai pas de doute. Ce dossier va
aboutir. »
Une attente « insupportable, selon Carlos Da Silva, conseiller général PS. Bizarrement, le FSI ne donne pas d’argent au moment même où une incertitude plane
sur l’éventualité de nouvelles élections », rage l’élu d’opposition.
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