Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 11:47

Municipale partielle à Corbeil: l'UMP en tête, la gauche en ballottage favorable

Jean-Pierre Bechter (UMP) arrive en tête avec 30,75% des suffrages. A gauche, Michel Nouaille (PCF) obtient 24,33%, devant le socialiste Carlos Da Silva (18,98%) et Jacques Picard (Verts) avec 7,76%.

Avec un total de 51% des suffrages pour les trois listes PC, PS et Verts, la gauche est en ballottage favorable après le premier tour des municipales partielles à Corbeil-Essonnes (Essonne) dimanche soir, où Jean-Pierre Bechter (UMP) est arrivé en tête avec 30,75%.

A l'issue de ce premier tour faisant office de primaires à gauche, Michel Nouaille (PCF) est arrivé en tête des listes de gauche avec 24,33%, devant le socialiste Carlos Da Silva (18,98%) et Jacques Picard (Verts) avec 7,76%.


Jean-Pierre Bechter, candidat choisi par Serge Dassault, inéligible, pour tenter de lui succéder, fait environ 10 points de moins que l'avionneur et patron de presse, qui avait obtenu près de 41% au premier tour de mars 2008.

Jean-Michel Fritz (SE), premier adjoint de M. Dassault jusqu'aux dernières élections, a quant à lui obtenu 9,64 % des suffrages.


Nathalie Boulay-Laurent, premier adjoint jusqu'à l'annulation des élections, tête d'une liste sans étiquette, a tenu 4,63 % des votes.


Mourad Khier Saadi et Rachid El Mahdi, tous deux têtes de listes sans étiquettes, ferment la marche avec respectivement 2,81% et 1,06%.


Michel Nouaille, tête de liste car Bruno Piriou, candidat en 2008 a été déclaré inéligible en raison de l'invalidation de ses comptes de campagne, a appelé au rassemblement des trois listes de gauche.

Il a déclaré voir dans les résultats de ce premier tour un "message d'espoir et de clarté" de la part des électeurs, qui veulent selon lui "tourner la page Dassault".

Il a également appelé à la "vigilance", craignant des "dons d'argent", qui ont conduit à l'annulation du scrutin de mars 2008 et pour lesquels Serge Dassault a été déclaré inéligible.


"Je serai vigilant moi aussi sur les combines des communistes
", a répliqué Jean-Pierre Bechter, qui avait "peur de se retrouver face à un socialiste". "Contre les communistes je suis toujours hyper-motivé", a-t-il déclaré.

Le second tour doit avoir lieu le 4 octobre.


Résultats du 1er tour:


Inscrits: 21.057

Votants: 10.079

Exprimés: 9.903

Abstention: 52,13%

Liste Nouaille (PCF-EXG): 2.410 (24,33%)

Liste Picard (Verts): 769 (7,76%)

Liste Da Silva (PS): 1.880 (18,98%)

Liste Boulay-Laurent (SE): 459 (4,63%)

Liste Fritz (SE): 955 (9,64%)

Liste El Mahdi (SE): 105 (1,06%)

Liste Saadi (SE): 279 (2,81%)

Liste Bechter (UMP): 3.046 (30,75%)

(Source AFP)

Par CFE-CGC ALTIS S/C - Publié dans : blog-cgc-altis
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Commentaires

28-09-2009 - 15:08

A Corbeil, la gauche peine à s'unir contre le "système Dassault"

par Clément Guillou

PARIS, 28 septembre (Reuters) - La gauche peine à s'unir à Corbeil-Essonnes (Essonne) en vue du second tour de l'élection municipale partielle face à l'UMP Jean-Pierre Bechter, un fidèle de l'ex-maire et homme d'affaires Serge Dassault, qui a viré en tête dimanche.

Les listes communiste, socialiste et écologiste sont arrivées dans cet ordre dimanche au premier tour, obtenant à elles trois 51% des voix.

Mais si les trois candidats s'accordent pour dénoncer le "système Dassault", le communiste Michel Nouaille (24,33%), le socialiste Carlos Da Silva (19%) et le candidat Europe Ecologie Jacques Picard (7,76%) n'avaient toujours pas trouvé d'accord lundi à la mi-journée en vue de second tour dimanche prochain.

Face à eux, Jean-Pierre Bechter, 30,75% des voix, prépare la fusion avec la liste de l'ancien premier adjoint Jean-Michel Fritz (9,64%) et compte sur le report des 4,63% d'une autre première adjointe, Nathalie-Boulay Laurent. Il se régale d'être opposé au PCF plutôt qu'au PS, aiguise sa rhétorique anti-communiste et joue sans fard la carte Dassault.

En juin, le Conseil d'Etat a annulé la très courte victoire (50,65%) aux élections de mars 2008 du sénateur-maire UMP et ancien P-DG du groupe Dassault AVMD.PA , le déclarant inéligible pour achat de voix de même que son adversaire du deuxième tour, le communiste Bruno Piriou, accusé de n'avoir pas respecté les comptes de campagne.

Les deux hommes ont cependant soutenu publiquement les nouveaux candidats du parti présidentiel et du PCF.

DASSAULT QUITTERAIT CORBEIL EN CAS D'ÉCHEC

Jean-Pierre Bechter ne cache pas que Serge Dassault sera en première ligne cette semaine dans la campagne électorale et à l'avenir dans la gestion de la mairie, s'il l'emporte.

"Je suis là pour laver l'honneur de Serge Dassault. Si je l'emporte, il aura une place prééminente à tout point de vue. Si on perd, il n'est plus à Corbeil-Essonnes lundi matin", a-t-il dit à Reuters.

Et de mettre dans la balance l'avenir de l'usine Altis Semiconductor, le fabricant de puces électroniques de Corbeil dont la reprise est en négociation depuis près de deux ans.

Selon Jean-Pierre Bechter, Altis représente 3.000 emplois directs et indirects et 18 millions d'euros de taxe professionnelle par an pour la commune.

"Comme le repreneur est un de mes amis, il ne viendra que si je suis élu", menace Jean-Pierre Bechter, qui refuse de révéler l'identité du possible repreneur, de nationalité française.

"Etre face aux communistes m'avantage considérablement. Je ne crois pas que Corbeil en veuille. (...) J'ai une telle haine du communisme que je le connais par coeur", poursuit-il.

Le PS et Europe Ecologie, déçus par leurs scores respectifs dimanche, ont demandé à Michel Noaille "une fusion à la proportionnelle" en vue du deuxième tour, refusée par le PCF.

"Nous sommes en train de discuter très difficilement sur une fusion", a dit à Reuters le Vert Jacques Picard, qui soupçonne les communistes d'être prêts à perdre cette élection pour retenter leur chance dans huit mois.

Bruno Piriou et Serge Dassault ne seront alors plus inéligibles et le conseil municipal pourrait être dissous pour provoquer de nouvelles élections.

"D'un côté et de l'autre, il y a deux hommes qui n'attendent que d'en redécoudre. (...) La non-dissolution du conseil dans un an ferait partie d'un accord de fusion", affirme-t-il.

(Edité par Sophie Louet)

((Service Informations générales. Tel: 01.49.49.53.68 paris.newsroom@reuters.com. Reuters Messaging: clement.guillou.reuters.com@reuters.net))

Commentaire n°1 posté par 1111 le 28/09/2009 à 15h21
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