Partager l'article ! Yazid Sabeg joue les fantômes chez Altis: Le Parisien.fr 13/09/2010 L’homme d’affaires qui a racheté l’usine de semi-conducteur ...
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Mais où est passé Yazid Sabeg ? L’homme d’affaires et haut-commissaire à la diversité, qui a officiellement racheté, il y a un mois jour pour jour, l’usine Altis située à Corbeil et au Coudray-Montceaux, n’a pas été vu sur le site depuis… le 1er juillet. L’ami du maire UMP de Corbeil, Jean-Pierre Bechter, et du sénateur UMP Serge Dassault, avait accueilli ce jour-là le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi.
Mais depuis, pas de nouvelles.
Les chalands de la Foire de Corbeil ont pu l’apercevoir lors de son inauguration au côté de Serge Dassault, candidat à la mairie en cas de nouvelles élections. Mais pas les 1300 salariés de l’usine. De quoi alimenter un peu plus les interrogations sur le projet de
reprise dans les couloirs de l’entreprise spécialisée dans les puces électroniques et l’envie, pour les salariés, de quitter le navire.
Il manque toujours 50 M€
Lors de l’annonce du rachat aux actionnaires IBM et Infinéon pour un euro symbolique, Yazid Sabeg avait laissé entendre qu’il prendrait la tête du conseil
d’administration mais laisserait la gestion à l’actuel directeur, Jean-Paul Beisson. Mais le nouveau patron d’Altis International n’a même pas de bureau. « C’est inquiétant de le voir si peu
impliqué », confie un salarié.
« Je vais être appelé à venir plus souvent, assure l’homme d’affaires aux multiples casquettes. Je vais avoir un bureau. Mais le management est toujours là et
n’a pas changé. » Dans l’ombre, l’homme de pouvoir, nommé haut-commissaire par Nicolas Sarkozy, assure s’activer pour Altis. D’ici à la fin du mois, il compte faire des annonces sur les
nouveaux clients, sur la technologie en développement ou les derniers partenaires financiers.
« On est complètement sortis des deux ans de flottement qu’a connus Altis, martèle Yazid Sabeg. Maintenant, nous allons faire de cette entreprise ce qu’elle
aurait toujours dû être. » Sauf que le tour de table financier pour la recapitalisation de l’usine n’est toujours pas bouclé.
En dehors des 40 M€ apportés par Yazid Sabeg, des emprunts garantis et des 83 M€ laissés par les ex-actionnaires, il manque encore 50 M€. C’est bien
ce dernier point qui inquiète le plus les partenaires sociaux. En juillet, ils avaient d’ailleurs rejeté le plan de reprise, jugé trop périlleux.
« On est toujours dans le flou, déplore Emmanuel Lhuillier, de la CFTC. On nous parle juste de fonds d’investissement internationaux. » Lesquels? Après
les pistes russe, qatarie, nord-africaine, le patron d’Altis garde le silence. Le fonds stratégique d’investissement (FSI), émanation des pouvoirs publics pour soutenir l’activité d’entreprises
phares du pays, n’a toujours pas accordé les 20 M€ nécessaires. « C’est une question de calendrier, promet Yazid Sabeg. Mais je n’ai pas de doute. Ce dossier va
aboutir. »
Une attente « insupportable, selon Carlos Da Silva, conseiller général PS. Bizarrement, le FSI ne donne pas d’argent au moment même où une incertitude plane
sur l’éventualité de nouvelles élections », rage l’élu d’opposition.
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